Impact sur les questions

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Influence de la Russie - ➘ La tension au Moyen-Orient - L'influence américaine

Note 13 Oct : Dernières nouvelles signal 16 Oct 2017 La situation a considérablement évolué depuis le 11 octobre, montrant le caractère fluide essentiel de la dynamique à l'œuvre.

La question de l'indépendance du Kurdistan irakien (du 6 au 8 octobre) donne lieu à une multitude de démarches, de visites et de consultations diplomatiques.

Russie, dont les actions que nous avons identifiées précédemment comme une inconnue majeure pour évaluer comment la dynamique évoluerait probablement autour de l'indépendance du Kurdistan irakien, a désormais levé cette incertitude, comme cela a été rendu public le 7 octobre 2017 à travers une interview du vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhail Bogdanov, avec Sputnik (voir signal ci-dessous).

Selon l'interview et la façon dont elle est formulée, la Russie reconnaît à la fois le référendum et son résultat, réaffirme son engagement envers les Kurdes irakiens, mais sans s'aliéner Bagdad. L'engagement de la Russie en faveur de la stabilisation de la région est donc réaffirmé, tandis que la Russie rassure également les Kurdes sur le fait qu'ils ne seront pas une fois de plus trahis et abandonnés. L'intérêt de la Russie pour le Kurdistan irakien, notamment en ce qui concerne le pétrole, puisque Rosneft et le gouvernement régional du Kurdistan (GRK) sont sur le point de signer un accord pour le projet de construction de l'infrastructure du gazoduc de la région du Kurdistan, a donné à la Russie un poids et un intérêt supplémentaires dans les développements relatifs à l'indépendance du Kurdistan irakien.

Très probablement dans le même ordre d'idées et à la suite de ce signal fort envoyé par la Russie - ainsi que d'un travail diplomatique en coulisse très certain - le Premier ministre kurde Barzani du GRK a rencontré successivement deux des trois vice-présidents irakiens le 7 octobre et le président du Parlement irakien Salim al-Jabouri à Erbil le 8 octobre. Bien qu'aucun d'entre eux n'ait eu de mandat officiel, comme l'a rappelé Bagdad le 8 octobre, ces rencontres montrent que des négociations sont en cours, et qu'elles s'inscrivent dans le cadre de "consultations", comme l'a néanmoins reconnu Bagdad.

La position actuelle des Kurdes est qu'ils sont "prêts à dialoguer avec Bagdad 'sans conditions préalables d'aucune partie dans un délai défini'". (Barzani). Ils soulignent également que les voisins - c'est-à-dire la Turquie et l'Iran - ne doivent pas être entraînés dans cette affaire, car cela ne fait que complexifier le problème.

De son côté, Bagdad, réaffirmant qu'il ne veut pas déclencher une nouvelle guerre, souhaite que "tout dialogue entre les deux parties se fasse dans le cadre de la constitution [irakienne] qui stipule la protection de l'unité et de l'intégrité territoriale de l'Irak".

Des solutions originales peuvent être créées, qui respecteraient les objectifs de toutes les parties, par exemple sur le modèle du Commonwealth britannique, ou similaire. Il est fort probable que la Russie intervienne pour qu'une solution pacifique et constructive soit trouvée.

Deux incertitudes majeures sont maintenant susceptibles de se manifester. Premièrement, la Turquie pourrait insister pour considérer une plus grande indépendance kurde - quelle que soit sa forme - comme une menace existentielle. Le danger est ici atténué par l'histoire des bonnes relations entre la Turquie et le gouvernement régional du Kurdistan irakien (qui diffère de l'histoire des relations avec les Kurdes syriens), par les relations entre la Russie et la Turquie ainsi que par les dernières prises de bec et tensions entre la Turquie et les États-Unis. Deuxièmement, les mouvements erratiques toujours possibles des Américains, qui voient leur influence dans la région s'amenuiser, pourraient attiser les tensions et faire dérailler une amélioration encore fragile de la situation.

Signal principal

La Russie dévoile ses plans d'interaction avec le Kurdistan irakien après le référendum

Le ministère russe des Affaires étrangères a commenté ses projets de développement des relations avec le Kurdistan irakien suite au référendum sur l'indépendance. MOSCOU (Sputnik) - La Russie poursuivra l'interaction économique avec le Kurdistan irakien en coordination avec les autorités de Bagdad, a déclaré samedi à Sputnik le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhail Bogdanov.

Autres signaux

Rosneft développe des projets au Kurdistan irakien

La mise en œuvre réussie du projet en cours de discussion permettra à Rosneft de jouer un rôle de premier plan dans la construction et le développement de l'infrastructure de transport de gaz de la région du Kurdistan et de créer une synergie avec les projets existants de développement des champs pétroliers et gaziers des 5 blocs attribués à la société dans la région.

L'Irak ne sera pas la première partie à déclencher une guerre à cause du référendum au Kurdistan, NSA

ERBIL, Région du Kurdistan - Le gouvernement irakien n'engagera pas de confrontation armée avec le gouvernement kurde au sujet du référendum d'indépendance contesté qui s'est tenu le 25 septembre avec un verdict écrasant en faveur de la sortie de l'Irak, a déclaré le conseiller à la sécurité nationale de l'Irak. Falah...

Bagdad n'est pas engagé dans des pourparlers entre Barzani et les vice-présidents irakiens, selon un porte-parole.

ERBIL, Région du Kurdistan - Le gouvernement irakien a déclaré qu'il n'était pas nécessairement attaché au résultat des pourparlers en cours entre les dirigeants kurdes et deux des vice-présidents irakiens qui ont demandé l'annulation des mesures punitives prises à l'encontre d'Erbil et des pourparlers entre les deux parties ...

Publié par Dr Helene Lavoix (MSc PhD Lond)

Dr Hélène Lavoix, PhD Lond (relations internationales), est le président/CEO de la Red Team Analysis Society. Elle est spécialisée en prospective et alerte précoce stratégiques (S&W) pour les questions de sécurité nationale et internationale. Elle se concentre actuellement sur la montée en puissance de la Chine, la pandémie de COVID-19, la méthodologie du SF&W, la radicalisation, les environnements extrêmes ainsi que sur les problématiques des nouvelles technologies (IA, QIS, monde virtuel) du point de vue de la sécurité internationale.

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