Impact sur les questions

➚ Activation de l'art de l'OTAN. 5 par les États-Unis (Pas encore commencé, considéré comme lointain, mais question à l'ordre du jour) 

L'implication militaire de l'OTAN en Corée du Nord, d'où l'enchevêtrement militaire de l'UE et des États européens en Corée du Nord
➚  ➁  Guerre mondiale
Une politique étrangère et de sécurité commune européenne indépendante -
Politique étrangère des États membres européens indépendants -
L'influence américaine

Ou bien
➙ ?  La disparition de l'OTAN par le retrait de ses membres

(Nota : l'activation encore lointaine - légalement - de l'article 5 est indiquée par la couleur et le numéro du niveau de crise)

L'ambassadrice américaine Kay Bailey Hutchison à l'OTAN, dans un entretien avec David Ignatius le 12 octobre 2017 (Voir la vidéo ci-dessous, Le Washington Post), explique que, parmi les ambassadeurs de l'OTAN, la Corée du Nord et les questions connexes commencent à être discutées, car "la Corée du Nord est une menace commune...". "et qui "commence à se mettre en avant". Elle mentionne la multitude de complications que cela implique, notamment au regard de la défense antimissile américaine qui protège l'Europe, car, selon elle, celles-ci sont actuellement dirigées vers le Moyen-Orient et devraient être redirigées pour faire face à une menace de la Corée du Nord. Donc "tout cela n'en est qu'au début des discussions".

Cependant, elle souligne également à deux reprises que la Corée du Nord n'est pas discutée "comme une décision". Elle souligne qu'il y aurait "tant d'étapes avant que nous en arrivions là", c'est-à-dire avant que les États-Unis n'en arrivent au stade de l'activation Art. 5 sur la défense collective.

"Article 5

Les parties conviennent qu'une attaque armée contre l'une ou plusieurs d'entre elles en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque contre toutes les parties et, en conséquence, elles conviennent que, si une telle attaque armée se produit, chacune d'elles, dans l'exercice du droit de légitime défense individuelle ou collective reconnu par l'article 51 de la Charte des Nations Unies, assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant immédiatement, individuellement et de concert avec les autres parties, les mesures qu'elle jugera nécessaires, y compris l'emploi de la force armée, pour rétablir et maintenir la sécurité dans la zone de l'Atlantique Nord.

Toute attaque armée de cette nature et toutes les mesures prises en conséquence doivent être immédiatement signalées au Conseil de sécurité. Il sera mis fin à ces mesures lorsque le Conseil de sécurité aura pris les mesures nécessaires pour rétablir et maintenir la paix et la sécurité internationales.

L'ambassadeur Hutchison nous rappelle que, dans le pire des cas, toujours improbable, quels que soient les doutes des Etats européens et de l'Union européenne quant à l'utilisation d'une option militaire contre la Corée du Nord par les Etats-Unis, quelles que soient leurs déclarations selon lesquelles ils ne soutiendraient pas les actions militaires des Etats-Unis, et quel que soit leur souhait de mettre l'accent sur les négociations avec la Corée du Nord, ils seraient susceptibles de s'engager, même à contrecœur, dans un conflit potentiel avec la Corée du Nord, en vertu du mécanisme d'alliance (à noter que les discussions concernant l'identité du premier attaquant seraient également les plus probables).

Les conséquences sont graves. Premièrement, si l'OTAN Art. 5 est déclenché et que les membres de l'Alliance ne se retirent pas de l'OTAN, cela pourrait être le début d'une guerre impliquant trois continents. Les réponses militaires potentielles de la Chine et de la Russie détermineraient la possibilité de voir le début d'une guerre encore plus globale.

Deuxièmement, cela met en évidence la faiblesse intrinsèque d'une politique étrangère et de sécurité commune (PESC) européenne, tant qu'il n'y aura pas de véritable défense commune, et tant que l'OTAN sera privilégiée par rapport à une défense européenne. En conséquence, les États européens et l'Union européenne risquent fort d'être contraints à une politique étrangère et de sécurité plutôt inféodée aux intérêts américains.

Par ailleurs, si le prix de la guerre semble trop élevé pour les Européens, nous pourrions assister à un démantèlement de l'OTAN. Les impacts ci-dessus devraient alors être réévalués.

Signal situé entre les minutes 14:13 - 20:06 de l'entretien.

PostLive

Sécuriser l'avenir avec David Ignatius et l'ambassadrice Kay Bailey Hutchison Le jeudi 12 octobre, le Washington Post a accueilli Kay Bailey Hutchison, le représentant permanent des États-Unis auprès de l'OTAN, pour un entretien avec le chroniqueur David Ignatius. L'ambassadrice Hutchison a discuté de l'avenir de l'alliance transatlantique, des menaces croissantes de la Russie et de la Corée du Nord et de ses principales priorités dans les domaines de la coopération militaire, de la collecte de renseignements et de la lutte contre le terrorisme.

Publié par Dr Helene Lavoix (MSc PhD Lond)

Dr Hélène Lavoix, PhD Lond (relations internationales), est le président/CEO de la Red Team Analysis Society. Elle est spécialisée en prospective et alerte précoce stratégiques (S&W) pour les questions de sécurité nationale et internationale. Elle se concentre actuellement sur la montée en puissance de la Chine, la pandémie de COVID-19, la méthodologie du SF&W, la radicalisation, les environnements extrêmes ainsi que sur les problématiques des nouvelles technologies (IA, QIS, monde virtuel) du point de vue de la sécurité internationale.

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